Nos activités

Objectifs

Objectif pm

Nos objectifs :

  • Accompagner dans l’autonomie
  • Développer la créativité par des activités manuelles et ludiques
  • Aider à l’éveil psychomoteur et cognitif
  • Aider l’enfant à avoir confiance en soi 
  • Favoriser l’intégration de l’enfant au sein d’un groupe
  • Proposer une structure de proximité aux parents
  • Sensibiliser l’enfant au développement durable et à manger sainement

"Aide-moi à faire seul"

Les activités

Les activités ludiques et pédagogiques

 

Les activités qu’ont les enfants ne servent pas seulement à les occuper ou à les divertir, outre l’aspect ludique très important, elles participent aussi pleinement à l’évolution de l’enfant dans les différents apprentissages qu’il doit faire pour grandir.

 

 

--- La Musique

 

Ecouter ou faire de la musique

 

En écoutant de la musique, l'oreille musicale de l'enfant se développe puisque petit à petit il sait reconnaître des rythmes ou des mélodies différentes. Cela permet aussi à l'enfant d’être sensibilisé à des bruits ou des sons venant de l'extérieur et plus seulement à ceux que lui-même produit.

Pendant l'activité "musique" l'enfant a également l'occasion de faire sa propre musique grâce à l'utilisation d'instruments (triangle, tambourin, maracas, flûte, etc.), ce qui développe sa motricité fine (gratter, souffler, etc.) et lui apprend à agir lui-même sur l'environnement pour créer différents sons. Il expérimente également des notions telles que : fort et doucement, et/ou rapide et lent.

 

Chansons et comptines

Exercice de mémoire puisque l'enfant apprend les paroles et les gestes par cœur. De plus, l'enfant doit apprendre à associer et à coordonner un mot (langage) avec un geste (motricité). Il découvre également un nouvel instrument qu'est la voix ainsi que ses différentes possibilités : aigu et grave, où fort et doucement. C’est un moment où l’enfant peut librement faire du bruit, (ce qui n’est pas forcément permis à la maison) et prend donc beaucoup de plaisir à s’adonner à cette activité.

 

 

---- La motricité globale

 

Avec les activités dites de motricité globale, c'est-à-dire mettant en jeu l'ensemble du corps (bouger, grimper, courir, sauter, etc.), l'enfant développe et intègre son schéma corporel, de même qu'il assimile et s'approprie les qualités de l'espace environnant. La pratique régulière de ces activités va permettre aux éducatrices de dépister très tôt des problèmes de tonicité, de déficience visuelle ou auditive, ou encore un manque d'élaboration du schéma corporel.

 

 

---- La danse

 

Danser c'est exprimer avec son corps les émotions que provoquent en nous la musique. Cette activité demande une coordination auditivo-motrice, c'est-à-dire une adéquation rythmique entre la musique et le mouvement.

La notion de socialisation est importante également puisque lorsqu'on danse à deux il faut prendre en considération ce que l'autre fait et réagir en conséquence.

 

 

---- La relaxation douce

 

Durant une grande partie de la journée, les enfants sont en activité, ce qui signifie que leurs muscles sont sans cesse contractés ou tendus. Pendant l'activité de relaxation douce, l'enfant s'efforce de se détendre et par là même de se contrôler à rester calme. Ainsi, en fermant les yeux, l'enfant peut se concentrer plus attentivement sur lui. C’est un moment qui se déroule dans le silence ou parfois avec une légère musique. Cette activité reste limitée dans le temps à moins de 8 minutes.

 

 

---- La motricité fine

 

L'enfant fait appel à la motricité fine dans des activités qui nécessitent des gestes fins, précis, nécessitant l'utilisation du bout des doigts pour la préhension d’objets de plus en plus petits. Quelques exemples de ces activités sont l'enfilage de perles, le coloriage, le découpage, etc. Pour les réussir, il doit faire preuve de patience, de concentration et de persévérance.

 

 

---- Découvertes

 

A tout âge l'enfant fait des expériences qui vont le renseigner sur le fonctionnement de son environnement. En effet, c'est en découvrant, grâce à ses expériences que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets que l'enfant peut en tirer des règles ou lois. Ces découvertes peuvent être physiques (exp : jeux d'eau) mais également sensorielles : illusions d'optique, sacs et bouteilles sensorielles, etc.)

 

 

---- Histoires et contes

 

Grâce à cette activité, l'enfant découvre et apprend à aimer le livre qui favorise le développement du langage car il instaure un dialogue avec support visuel et permet à l'enfant de vivre différentes émotions en s'identifiant au personnage de l'histoire.

 

 

---- Marionnettes et théâtre

 

Activité créatrice de fiction qui stimule l'imagination avec l'élaboration d'un scénario qui suppose une chronologie. Elle demande également une capacité de se mettre à la place de l'autre (décentration) et d'interagir avec l'autre. Une bonne manipulation des marionnettes demande une motricité fine plus ou moins évoluée.

 

 

---- Bricolages

 

Stimule le sens esthétique et artistique de l'enfant. Exercice de la motricité fine, importance du toucher. Le déroulement d’un bricolage est étudié à l’avance par les éducatrices, de manière à ce qu’il ait un début, un milieu et une fin pour permettre à l’enfant de rester motivé durant l’activité. C’est aussi une occasion de découverte pour l’enfant, puisqu’il peut manipuler et toucher des différents matériaux. L’enfant apprend aussi à travailler avec des consignes et trouve du plaisir à avoir réalisé le produit final qu’il pourra offrir à ses parents.

 

 

---- Le jeu

 

Le jeu tient un rôle fondamental dans le processus de socialisation de l'enfant et dans la construction de sa personnalité. L'enfant naît et se développe au sein d'une société. Il est pris à chaque instant dans un tissu complexe de relations sociales. Pour pouvoir agir efficacement et se sentir intégré dans son milieu, l'enfant doit acquérir une compréhension des règles sociales et des rôles sociaux, ainsi que la capacité d'interagir avec autrui de manière appropriée. Il doit développer la capacité à prendre en compte des caractéristiques d'autrui, la compréhension des relations sociales et la connaissance des règles de fonctionnement des groupes.

 

Les jeux libres ou symboliques

 

Activités non-dirigées très complexes, c'est la conduite du "faire semblant" où le symbole représente un objet absent. Les enfants doivent imaginer un contenu, le jouer, communiquer entre eux, se mettre d'accord, convaincre le partenaire, gérer le jeu, et le tout quasiment simultanément car le scénario n'est jamais défini d'emblée. Les enfants communiquent entre eux par le langage, mais aussi au travers de leurs actions et des objets qu'ils utilisent. Les enfants doivent se partager les rôles des différents personnages, choisir les actions qu'ils veulent représenter, diriger les activités des uns et des autres.

 

Les jeux de société

 

Jeux collectifs où la règle est le garant des relations sociales ou interindividuelles; d'où la prise de conscience de l'autre. Dans cette activité, l'enfant apprend à attendre son tour, à respecter des règles, c'est-à-dire ne pas tricher. Comme ces jeux se jouent à plusieurs, certains vont gagner et d'autres perdre et il est aussi important de savoir gagner que perdre.

 

Les jeux de construction

 

A partir de matériau non-représentatif (exp : Légos, kapplas, puzzles, etc.), l'enfant va les assembler selon ses envies pour en faire quelque chose de figuratif (symbole). Pour ce faire l'enfant doit faire preuve d'imagination, d'agilité et de créativité. Ces activités permettent de développer la préhension fine.

 

 

---- Cuisine

 

Activité de motricité fine qui nécessite l'acquisition de la notion de chronologie pour appliquer une recette (suite logique d'une préparation pour arriver à un résultat). Elle stimule également tous les sens : le toucher, le goût (découverte de nouvelles saveurs : sucré/salé; doux/aigre; acide, amer…), l'odorat et permet de voir la transformation des aliments avant et après la cuisson.

 

 

---- Les sorties

 

1.- permet la socialisation : apprendre à se conduire en société, tenir compte des autres enfants, se donner la main, rencontrer d'autres enfants et adultes, se déplacer en groupe (respect du rythme de chacun, entraide), découverte de l'environnement culturel (médiathèque Colmar), découverte de la nature (rythme, changement de saisons), découverte de son environnement géographique (ville, quartier).

2.- Découvertes : différents types de sorties, au marché, pour acheter, découvrir les légumes et les fruits.

3.- Motricité : découvertes de grands espaces et les apprivoiser. Activités de grande motricité (course, jeux, grimpe, etc.), se repérer dans l'espace, exercer l'équilibre, l'agilité, développer l'endurance et la marche sur terrains accidentés.

4.- Santé : s'aérer, se déplacer.

5.- Autonomie : apprentissage du danger, respect des consignes, maîtriser un environnement avec d'autres dangers et adapter son comportement, apprentissage pour traverser la route, évoluer dans d'autres limites et la préparation au passage scolaire.

 

 

Conclusion

De par son appétit de la vie et son envie de grandir l’enfant est constamment à l’affût des découvertes et de nouvelles expériences. Le jeu est donc un moyen privilégié pour l’enfant car il répond à l’ensemble de ses besoins d’apprendre, et surtout permet de retirer un grand plaisir dans ses différents apprentissages.

 

Les activités Montessori

Les activités Montessori de 0 à 3 ans

L’esprit absorbant :

 

Dans la première phase de sa vie de 0 à 3 ans, l’enfant a la faculté d’absorber inconsciemment toutes les caractéristiques de son milieu lui permettant de construire sa personnalité. Cet état d’absorption spirituelle réalise une construction mentale et permet l’adaptation à l’environnement physique et linguistique, culturel et social.

 

  1. Le Nido ( 10 semaines à 18 mois)

En italien, nido signifie nid. Selon la conception de Maria Montessori, le nido accueille les tout-petits de 10 semaines à 15-18 mois. « Ordre », « mouvement », « langage » sont les mots-clés pour qualifier l’environnement préparé du nido, pour qualifier l’intention et le projet que forme l’adulte pour le petit enfant.

 

L’ordre

Dans un nido, tout a sa place et la professionnelle veillera à cette régularité, cette stabilité pour que le jeune enfant se sente en sécurité. Il prendra ainsi confiance en cet environnement douillet et bien organisé dans lequel il pourra s’orienter seul et favoriser ses propres expériences, ses découvertes, ses connaissances.

On trouvera ainsi différentes aires : le mouvement, le repas, le sommeil, le change, l’éveil avec un matériel rangé et ordonné selon une graduation. Cet environnement rendra l’enfant plus autonome et l’aidera à se concentrer.

 

Le mouvement

C’est dans l’aire du mouvement que l’enfant est invité à construire la capacité à diriger sa main vers un objet, de l’attraper puis de le lâcher, c’est la motricité fine. C’est dans la répétition de cette pratique que l’enfant arrivera à son but.

Du côté de la motricité globale, le plus grand travail de l’enfant est l’acquisition de la marche. Auparavant l’enfant apprend à se mettre sur le ventre, assis puis à quatre-pattes et enfin à se tenir debout : c’est la motricité libre. Elle sera respectée pour laisser les enfants prendre conscience de leur propre corps et de leur mouvement en toute liberté. L’adulte reste dans l’observation sans entraver le mouvement du jeune enfant en le plaçant au sol sur un tapis. Par exemple, pour se hisser, l’enfant prendra appui sur la barre de brachiation Montessori fixée au mur puis pourra se déplacer en étant debout. Il apprendra également à grimper et descendre des marches sous la surveillance bienveillante de l’adulte.

 

Le langage

L’enfant sera baigné dans sa langue maternelle tout au long de la journée lors des soins tels que le change et le repas mais aussi lors des ateliers de présentation ou les matériels libres. La professionnelle utilisera, pour s’adresser à l’enfant, un langage riche, précis et attentionné.

 

L’éveil

Un éveil sensoriel et de vie pratique quotidien est assuré par le personnel encadrant et notamment par les éducatrices Montessori avec un matériel spécifique et adapté à l’âge de l’enfant : des hochets, des mobiles (de Gobbi, de Munari, des danseurs..), des jeux de mains et de doigts, des paniers contenant des objets à observer posés sur une étagère basse, des cadres à leur hauteur représentant des images réelles ou des oeuvres d’art, des boîtes à forme unique, un miroir,… et bien d’autres matériels spécifiques à la pédagogie Montessori.

 

Jeu 00     Jeu 02

 

Les activités pour les tout-petits : (jusqu’à la marche assurée)

 

Le premier espace qui est offert au bébé est constitué d'un tapis sur lequel il est couché sur le dos et d'un miroir fixé au mur à sa hauteur. La première et principale activité du tout-petit est la découverte de son corps. La professionnelle propose des objets d'éveil lorsqu'elle sent que le bébé réclame une stimulation. Ces objets sont toujours présentés un à un afin d'éviter une sur-stimulation qui empêcherait l'enfant de se concentrer et le fatiguerait.

Les mobiles de Munari, de Gobbi, des danseurs, des octaèdres et d'autres encore sont offerts tour à tour à la vue du bébé au fur et à mesure qu’il s’éveille

Des boîtes musicales offrent à son oreille enchantée leur carillon.

Un peu plus âgé, des mobiles de préhension et hochets divers et variés adaptés à son âge lui sont proposés (grelots, double disque pour le passage d'une main à l'autre...), instruments de musique.

Le bébé développe sa motricité fine à travers l'utilisation de matériels de coordination oeil-main : anneaux sur base, emboîtements, encastrements, puzzles, boite à permanence de l'objet...

Il développe sa motricité globale en s'aidant du mobilier mis à sa disposition : barre de brachiation, chemin de marche, parcours de motricité... Le bébé est couché sur le dos et laissé en motricité libre. Nous évitons de l'installer dans une position qu’il n'est pas capables d’adopter seul (sur le ventre, assis, debout...).

Soins, alimentation, comptines, jeux de doigts et lectures sont autant d’occasions pour le bébé d’absorber le langage sans effort.

Pour s’adresser aux petits qui ne parlent pas encore, la professionnelle joint à la parole les gestes issus de la langue des signes pour bébé (LSB). Le bébé apprend vite à l’utiliser ce qui lui permet de s’exprimer et de réduire la frustration liée au fait de ne pas se faire comprendre. L’enfant utilise progressivement les signes, puis les signes et le mot et enfin le mot seul. La langue des signes ne constitue pas un frein au développement du langage parlé, au contraire, elle y est une excellente introduction : elle met en place des mécanismes et encourage le goût de la communication.

 

  1. La communauté infantile «  18 mois à 3 ans » : "Aide-moi à être moi-même"

Lorsque l’enfant quitte le nido, il peut saisir, transporter, lâcher des objets, il marche et commence à parler. Il a acquis une grande autonomie c’est la Communauté Enfantine (18 mois à 3 ans)

C’est en marchant, en manipulant, en parlant que le jeune enfant âgé de 15 à 18 mois entre dans la communauté enfantine.

Il développera encore plus son langage (lecture d’histoires, le vocabulaire des choses réelles l’entourant), sa motricité fine (par le dessin ou la peinture libre) et globale (par l’éveil corporel).

Il accédera également à des activités de « vie pratique » et de « vie sensorielle » s’il en éprouve le besoin. Il sera tantôt observateur de ses pairs et acteur. En effet, le jeune enfant de 15-18 mois entre dans la période sensible de l’imitation. Il va imiter les actes de ceux qui l’entourent sans qu’on lui donne l’ordre de le faire mais par envie d’apprendre.

Une activité lui sera proposée et présentée par l’adulte de façon posée et lente puis il va s’essayer, se tromper et la répéter jusqu’à ce qu’il la maîtrise parfaitement sans peur du jugement de l’adulte encadrant. Ces activités sont celles de la vie quotidienne comme se laver les mains, préparer la collation, dresser la table, … La participation à ces tâches va développer l’autonomie et l’estime de soi chez l’enfant.

L’enfant trouvera également à sa disposition des activités sensorielles qui développeront tous ses sens: les formes géométriques, la tirelire, transvaser des graines, ouvrir et fermer des boîtes… qui vont affiner ses mouvements mais aussi le rendre plus attentif. L’enfant maintiendra sa concentration à travers cette répétition. Ce sont des activités ayant un matériel auto-correctif.

« L’enfant, laissé libre dans son activité doit trouver dans son ambiance quelque chose d’organisé en rapport direct avec son organisation intérieure. »

Sa langue maternelle sera enrichie par des ateliers Montessori tels que le jeu de l’analyse des sons, les histoires racontées, les images classifiées.

L’enfant découvrira également l’art et la musique avec un accès libre vers l’atelier peinture, les formes dessin, les tableaux à leur portée les cloches aux tonalités différentes…

Sous le regard bienveillant des professionnelles, l’enfant pourra évoluer librement et à son rythme.

Le temps de repos est important et tiendra compte des besoins de chaque enfant. Il a un lit personnalisé, les habitudes d’endormissement sont respectées avec un réveil échelonné et dans le calme.

L’enfant absorbe tout ce qui se trouve dans son environnement de façon plus consciente.

 

Les activités pour les plus grands

 

Les périodes sensibles

Les activités proposées se font en fonction des périodes sensibles observés chez le jeune enfant : Il est guidé par des instincts que Maria Montessori appelle « Périodes sensibles »

Qu’entend-t-on par période sensibles ?

Ce sont des prédispositions intérieures qui poussent l’enfant à se tourner vers un aspect de son environnement nécessaire à son développement. L’enfant va absorber de manière inconsciente les sensations stimulées par son environnement, il devient sélectif. L’ambiance va lui permettre de structurer et ordonner son intelligence par l’intermédiaire du développement des sens.

 

On observe 6 périodes sensibles :

L’ordre, le mouvement, le langage, le développement des sens, des petits objets et la vie sociale.

 

L'environnement proposé répond aux besoins essentiels du développement du petit enfant.

 

C'est en trouvant une réponse aux périodes sensibles qu'il traverse, que le petit enfant va pouvoir construire sa confiance en lui.

Les périodes sensibles à l'ordre et au mouvement ont atteint le maximum de leur efficacité et commencent à décroître vers l'âge de 2 ans. Celles du langage, du comportement social et du raffinement des sens vont rester très actives pendant plusieurs années.

Ordre et mouvement sont au cœur de l'ambiance de la petite communauté enfantine.

Malgré le fait que ce soit une période sensible à l'ordre, cela ne signifie pas pour autant que l'enfant va ranger tous ses jouets ! En revanche, il connaîtra la place de chaque objet,  et affectionnera de les y retrouver. C'est ainsi qu'il se sécurise. La régularité des menus, les routines de la sieste, la disposition intangible du matériel sur les étagères, l'organisation précise des sorties extérieures, le découpage temporel des activités, etc. auront un impact sur son sentiment de sécurité, tout en lui permettant d'intégrer les règles de vie sociale

Quant au mouvement, tous les travaux qui lui sont proposés y sont axés. Les mouvements engageant tout le corps ou mouvements nécessitant une motricité fine (presser un agrume, dessiner, travailler avec la tour rose, prendre soin des plantes, se coiffer, grimper, etc.).

L’enfant développe sa coordination œil-main à travers des activités qui l’attirent : visser-dévisser, ouvrir-fermer des boîtes, des serrures, des pinces à linge…, enfiler, trier des perles, transvaser de l’eau, puzzle, collages, découpages, pliages, canevas, dessin, peinture, pâte à sel… ces activités lui permettent également de développer son esprit d’analyse, sa créativité et d’effectuer un travail préparatoire à l’écriture.

Il peut s’adonner librement à des activités de la vie pratique qui touchent aux soins de la personne (cadres d’habillage, se laver les mains, s’essuyer le nez/se moucher, brosser des chaussures, accrocher son manteau, s’habiller/se déshabiller, se chausser/se déchausser, étendre du linge, plier du linge ou des mouchoirs...) ; au soin de l’environnement intérieur (laver/essuyer une table, épousseter, balayer, éponger le sol, un miroir, planter des graines…) ; au soin de l’animal (nourrir le poisson, changer son eau...) à l’alimentation (dresser la table, presser des agrumes, éplucher et couper une banane, tartiner, faire un gâteau (et les manger), nettoyer-essuyer-ranger la vaisselle.

Un matériel pédagogique de langage est également proposé à l'enfant pour développer et affiner son langage, en particulier l'enrichissement de son vocabulaire.

Le matériel Montessori est constitué d'images, d'objets, de comptines, d'histoires et de chansons. À cet âge, l'enfant est déjà, bien sûr, sollicité à s'exprimer et à participer à des conversations. Le dialogue, dans une ambiance de communication vraie avec l'éducatrice et les autres enfants, l'aide à accepter les différences et à s'enrichir, cela le conduira au respect de l'autre tel qu'il est.

 

Jeu 01

 

Quant au développement des sens, tout au long de son apprentissage à la crèche, nous mettons en place des ateliers lui permettant de développer ses sens car l’enfant éprouve le besoin de Sentir, Toucher, Goûter, Entendre, Voir : la tour rose, la boîte à odeur, la boîte à sons, le tri des couleurs, la boîte à étoffes etc.

 

CONCLUSION

 

  1. Les activités variées : motrices, sensorielles, expressives… permettent à l’enfant de s’épanouir. L’éducatrice sera le moteur pour toutes ces activités mais tout le reste de l’encadrement sera en mesure de mener une activité. Il y a complémentarité des compétences dans l’équipe, chacun gardant sa spécificité mais pouvant participer à tout ce qui est entrepris.

  2. Un matériel spécifique est mis à sa disposition pour expérimenter, afin d'affiner ses cinq sens et permettre à son intelligence de devenir active et créatrice.

  3. Ordre, mouvement et langage participent au développement social de l'enfant et ceci associé à l'ambiance culturellement riche qui lui est proposée.

  4. Nous offrons à l'enfant un lieu de vie permettant la construction de son identité.

L’accent est mis sur le développement de l'AUTONOMIE. Dans ce groupe est appliqué un principe montessorien important : le mélange des âges. Ceci permet de développer chez les enfants les plus âgés le sens des responsabilités et de provoquer une émulation chez les plus jeunes.

Le Kamishibaï

Le « kamishibaï », qu’est-ce que c’est ?
 

  Le mot « kamishibaï » signifie en japonais littéralement : « pièce de théâtre sur papier ». C’est un outil très ancien qui a été utilisé au Japon par des conteurs de rue, qui essayaient de gagner quelques pièces en racontant des histoires avec ce support. Il s’est ensuite développé dans les foyers avant l’apparition de la télévision. Le support a été redécouvert dans les crèches, les médiathèques, et autres lieux d’accueil, et est en plein essor.

En quoi est-il intéressant ?

Pour les enfants, le kamishibaï permet, comme le livre,

  • De développer l’imagination,

  • De favoriser les différents sens, notamment l’ouïe et la vue,

  • De favoriser le développement du langage (par l’acquisition de vocabulaire nouveau pour l’enfant),

  • De favoriser la participation de l’enfant et les échanges avec l’adulte

Le kamishibaï rejoint donc le livre, car le principe est de raconter des histoires aux enfants, par le biais d’images. Il a les mêmes atouts, à la différence qu’il permet de regrouper un grand groupe d’enfants, de par sa taille.

Le kamishibaï à la micro-crèche

Ce support est proposé notamment lors des temps « calmes », avant la sieste, ou le soir, après le goûter. Les plus grands en sont friands ! Le rituel est de leur proposer de s’asseoir sur le canapé, l’’adulte se plaçant à distance avec le kamishibai relevé sur une table afin d’être vu par tous.

Après la lecture des histoires, les enfants ont le droit de venir toucher les planches de dessin, de jouer avec le support pour ouvrir ou fermer les fenêtres, etc.

 

 Kamishibai1   Kamishibai 01

Le langage des signes

Lds pf

Bébé exprime ses besoins en... signant !

L'équipe pédagogique de Jules et Rose a bien compris les nombreux avantages pour bébé et l'adulte de communiquer par les signes

Parce que bébé a bien des choses à dire avant même de pouvoir parler, il peut s’exprimer naturellement avec ses mains, puisqu’il comprend et sait faire des gestes comme bravo, au revoir, prends-moi,… Il lui est facile d’utiliser d’autres signes, comme manger, eau, encore, téter, etc.

 

S'exprimer sans savoir parler

Parmi la vingtaine de signes que nous utiliserons au quotidien, il y a ceux qui permettent d'exprimer des besoins primaires, comme "manger", "boire", "dormir", "encore", "changer la couche", "doudou", "tétine", "papa", "maman", "câlin". Et puis il y en a d'autres, dans le registre des émotions, comme "peur", "triste", "colère", "j'ai mal".

Répondre aux besoins de chaque enfant est compliqué parce qu'ils ont tous leurs codes propres, certains pleurent beaucoup sans que l'on comprenne pourquoi. Cette méthode permet aux enfants d'exprimer plus clairement leurs besoins, alors qu'ils ne sont pas encore capables de former des sons compréhensibles par tous.

 

Le projet s’adresse à tous les enfants

Entre 6 et 10 mois, l’enfant est capable de comprendre, d’intégrer et de reproduire un signe. Par exemple, le coucou avec la main.

En principe, lorsque l’enfant maîtrise la parole il cesse de signer.

Ce projet se doit d’être un projet global, que l’équipe entière s’y implique et que les parents y soit intégrés.

 

  • Toutes les professionnelles devront s’investir pour le bon fonctionnement et la pérennité du projet. Il faudra intégrer cet outil à nos pratiques quotidiennes.

  • Les parents seront également intégrés au projet afin qu’ils puissent comprendre les signes faits par leurs enfants, et ainsi les reproduire s’ils le souhaitent.

--- Peu à peu, vers 8-10 mois, l’enfant a la capacité motrice de reproduire des gestes simples, même s’ils ne sont pas reproduits à l’identique, il saura se faire comprendre. Plus les signes sont utilisés tôt, plus l’enfant s’en saisit et peut s'en servir de manière naturelle et spontanée.

--- En utilisant des gestes précis issus de la Langue des Signes des Sourds, on tisse un lien privilégié avec bébé, mais aussi une confiance et une fierté réciproques. De plus, les signes associés à la parole stimulent l’envie de parler !

--- Pour s’adresser aux petits qui ne parlent pas encore, la professionnelle joint à la parole les gestes issus de la langue des signes pour bébé. Le bébé apprend vite à l’utiliser ce qui lui permet de s’exprimer et de réduire la frustration liée au fait de ne pas se faire comprendre. L’enfant utilise progressivement les signes, puis les signes et le mot, et enfin le mot seul. La langue des signes ne constitue pas un frein au développement du langage parlé, au contraire, elle y est une excellente introduction : elle met en place des mécanismes et encourage le goût de la communication.

Le Visuel est très présent chez le jeune enfant. La communication gestuelle est centrée sur les bases de la communication chez le tout-petit (c’est-à-dire le visuel), d’où l’intérêt de sa mise en place en structure petite enfance.

 

Les intérêts pour l’enfant sont les suivants :

  • Favoriser le développement de la parole

  • Exprimer ses sentiments, ses besoins, ses émotions

  • Communiquer entre enfants

  • Améliorer la confiance en soi

  • Eviter ou diminuer les frustrations

Les intérêts pour les parents sont les suivants :

  • Privilégier un lien parent/enfant différent

  • Communiquer autrement avec son enfant

  • Echanger avec les professionnelles

Les intérêts pour l’équipe sont les suivants :

  • Communiquer autrement et plus vite avec les enfants

  • Comprendre leurs besoins

  • Développer l’observation de chaque enfant

  • Echanger avec les parents

Notre objectif est d’apprendre et d’utiliser quelques signes simples, associés aux mots du quotidien, en direction des enfants. Nous allons donc utiliser les signes de base lorsque nous communiquons avec l'enfant, notamment sur ses besoins. 

En plus de pouvoir communiquer avec les bébés, la LSB nous permet d’apprendre des signes qui peuvent nous servir dans la vie de tous les jours, lorsque nous côtoyons des personnes atteintes de surdité. 

L’idée est bien sûr de transmettre aux familles ce que nous apprenons, et de les inclure dans ce projet pour celles qui le désirent. Pour ce faire, nous afficherons chaque semaine un nouveau signe, que nous mettrons en ligne par la suite sur le site internet, et nous pourrons vous les montrer également, et pourquoi pas : signer ensemble ?